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Quelle est l'origine du jet d'eau ?

Découverte

Le jet d’eau est incontestablement l’un des spots les plus touristiques de la ville de Genève. Même si certains habitants sauront vous raconter son histoire, cette dernière reste souvent méconnue du grand public. Color my Geneva vous dévoile ici quelques éléments de ce symbole emblématique.

La création du jet d’eau remonte à 1886. A cette époque, Genève est en pleine expansion et son besoin en eau est impératif pour le développement des industries et le bien-être de ses habitants. C’est alors l’usine hydraulique de la Coulouvrenière (l’actuel bâtiment des Forces motrices) qui est chargée de produire et distribuer cette énergie. 

Mais cette infrastructure pose quelques soucis. Henri Rossier (2013) explique les éléments techniques ayant donné naissance au premier jet d’eau dont la hauteur ne dépassait pas 30 mètres et qui se trouvait alors sur les lieux de l’usine :

« Tous les soirs, et particulièrement le samedi, quand chaque atelier fermait ses vannes, la pression augmentait dangereusement dans le réseau. Pour pallier cet inconvénient, on décida de laisser s’échapper cette eau en l’air à partir d’une buse installée devant l’usine » (p.8). (Tiré du document : « Genève et son Jet d’Eau », édition Cabédita).

Quelques années plus tard, c’est l’arrivée de l’électricité et le jet d’eau en perd alors sa fonction initiale. Ayant gagné la fascination des Genevois, il est déplacé au bout de la jetée des Eaux-Vives (son lieu actuel) en 1891 en tant qu’élément décoratif. Il faudra attendre 1951 pour que le jet d’eau ressemble à celui que nous connaissons à présent avec ses 140 mètres de hauteur.

Aujourd’hui, ce monument est la propriété des Services Industriels de Genève (SIG) dont cinq retraités en sont les gardiens et veillent à son bon fonctionnement. Ils offrent la possibilité de découvrir le jet d’eau de l’intérieur sous certaines conditions. N’hésitez pas à aller consulter leur page Internet.

 

Isabelle Rosset - Journaliste pour Color my Geneva, tous droits réservés

Crédits photos : site internet des SIG