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Eye of the invisible

Exposition

Les photos en noir et blanc de Subimal de Joannon (Milan, ’66), amènent le regard du visiteur le long des ruelles de la ville, d’une part, il pointe l’objectif sur des sujets d’architecture bien précis, d’une autre il devient le miroir d’un rituel de passage du quotidien grâce à la « street photography ».

Une sélection d’images de sa rétrospective pour réussir à capter le but de l’artiste lombard qui, s’inspirant de l’approche créative utilisé par Italo Calvino dans son ouvrage « Le Città Invisibili », donne la parole aux représentations en puissance en mettant en avant ce que la réalité « invisible » désire rendre visible. C’est un processus qui ne prévoit pas une intention de rechercher une scène de « genre » à immortaliser, contrairement à la tendance dans la photographie contemporaine, qui pousse toujours plus à sortir pour rechercher des clichés avec un thème. Seulement ex post pour Subimal procède à une mise en évidence d’un thème présent dans la photo. Le photographe cesse donc d’être un chasseur de situations pour devenir un instrument de l’invisible. C’est dans la phase de développement de l’image, dans le choix de la coupe, dans l’utilisation des techniques précises de « doge and burn » où la lumière et l’ombre sont dosées, que le photographe apporte sa propre poétique, comme nous rappellent les mots du maître du noir et blanc, Ansel Eastion Adams: « Tu ne prend pas une photo, tu la crées».

Contrairement à des auteurs come Henri Cartier Bresson, pour lequel « les photographies peuvent atteindre l’éternité à travers le moment », et ceux comme André Kertész qui utilisent le still-life pour suspendre le temps, Subimal conçoit cette forme d’art comme une extension d’une discipline spirituelle qu’il pratique comme contemplation et révélation d’une intuition antérieure au cliché pris. 

A ce propos, Subimal nous rappelle les paroles de son Maître de Méditation, concernant l’art de la photographie. « (…) La réalité intérieure peut être visible sur le visage de la réalité extérieure. La profondeur intérieure peut être sentie par un coeur humain. Chaque photo, si prise avec un plan de conscience élevée, révèle un nouvel espoir, une nouvelle aspiration et une nouvelle réalisation, que Mère Terre gardera en tant que trésor ». 

Eye of the invisible

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Joy Madal
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Plainpalais
26 rue de Carouge
1205 Geneva
Suisse
12/06/2019
13H35 - 19H00